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LA TRANSITION ET LES REGLES
Le 20 Février 2026
Où en est la Belgique dans la transition vers les énergies alternatives et dans quelle mesure cette transition est-elle pilotée par les pouvoirs publics ?
En 2026, la fiscalité automobile et les mécanismes de soutien aux véhicules zéro émission en Belgique évolueront en profondeur. Les règles diffèrent en outre sensiblement selon le type de véhicule : voitures particulières, utilitaires légers (LCV) et transport lourd. Ces changements auront naturellement un impact direct sur le coût total de possession (TCO).
Voitures particulières
Les prévisions indiquent qu’en 2026, la Belgique comptera près de 600.000 voitures particulières électriques, soit environ 10 % du parc total. Cette progression repose toutefois majoritairement sur le marché des véhicules de société. Ceux-ci représentent pas moins de 89 % des nouvelles immatriculations de véhicules électriques. Selon l’institut d’études Profacts, 34 % des flottes de véhicules de société sont déjà entièrement électriques et 18 % supplémentaires prévoient une électrification complète d’ici 2026.
EV Belgium considère également 2026 comme une année charnière. Les ventes de voitures électriques devraient continuer à progresser et pourraient dépasser 50 % des nouvelles immatriculations. Outre une fiscalité déjà favorable, plusieurs facteurs soutiennent cette évolution : la suppression de la déductibilité fiscale des hybrides rechargeables (PHEV) depuis le 1er janvier 2026, mais également l’évolution des coûts des carburants et l’arrivée sur le marché de modèles électriques plus abordables.
Utilitaires légers
En Belgique, le parc des véhicules utilitaires légers (-3,5 t) a progressé de près de 40 % au cours des dix dernières années. Pourtant, seuls 4,8 % des nouvelles immatriculations sont aujourd’hui 100 % électriques. Le diesel demeure le carburant dominant dans ce segment. La transition vers l’électrique y avance plus lentement que pour les véhicules de société. Les raisons sont connues : autonomie encore limitée — même si les progrès technologiques sont constants — et surtout absence de mesures fiscales incitatives suffisantes pour soutenir la verdisation des flottes utilitaires.
Transport lourd
La situation est encore plus contrastée dans le transport routier lourd. En Belgique, l’électrification reste à ce jour marginale. L’European Alternative Fuels Observatory (EAFO) recense un total de 508 camions zéro émission, dont 246 immatriculés au troisième trimestre 2025.
Les mesures réglementaires nationales et régionales visant à accélérer l’électrification des poids lourds demeurent limitées en 2026.
En Flandre, la prime écologique flamande (Ecologiepremie+) pour les camions électriques est supprimée depuis le 1er janvier 2026. Seuls les investissements liés au transport ferroviaire ou fluvial restent éligibles. Sous certaines conditions, l’Ecoboostlening et la déduction pour investissement restent toutefois accessibles. Pour les modalités précises, il convient de consulter le VLAIO.
En Région wallonne, une prime à l’investissement est prévue pour les équipements de camions (> 3,5 t) réduisant la consommation d’énergie et les émissions. La prime est formellement liée aux factures émises entre le 01/01/2023 et le 31/12/2025. Pour les conditions détaillées et les échéances, il convient de se référer à la source officielle (2).
À ce jour, aucune subvention régionale bruxelloise n’est prévue pour les camions électriques lourds (N2/N3).